CV et biographie condensés de

Constance d’Epannes de Béchillon, écrivain et biographe

Journaliste, directrice éditoriale autrefois, je suis biographe depuis plus de vingt ans et agis parfois comme guide littéraire pour de nouveaux auteurs ou j'initie de futurs biographes à cette activité galvanisante.

C’est dans les années quatre vingt que je reconnais les tonalités qui me relient à l’écriture. Tout d’abord vers le monde du Cinéma où je suis en relation avec metteurs en scène et comédiens pour le "Guide européen du Spectacle ». Puis ce sera en direction de salles dont j'assure des critiques de films un temps. 1983, enfin on me confie la responsabilité d’éditions chez un éditeur national de guides. En tant que directrice de publications je signe douze titres pour cette collection. Dix ans plus tard, 1993, allégée de mes responsabilités pour raison de santé, je me mets à écrire des souvenirs pour quelques intimes et m’oriente définitivement vers le domaine de la biographie projeté depuis longtemps. Jusqu’à aujourd'hui va s’en suivre un cortège de souvenirs, de chroniques et biographies quelquefois traités dans des formes inattendues.

Parmi elles une épopée vécue par une ex-productrice de Cinéma, une recherche pour une femme sexologue ou encore une biographie à deux voix concernant un couple de rapatriés d’Algérie. Viendra aussi, par exemple, un travail d’enquête lié à la Wehrmacht effectué pour des mémoires tragiques en deux versions ou bien un travail en profondeur sur un grand journaliste patron d’une agence l’AFP en Amérique latine. Encore une aventure biographique tracée au bénéfice d’un millionnaire suisse ou, dernièrement, une biographie historique de 359 pages remontant jusqu’à l’époque de l’esclavage, donc des Colonies. Opportunité pour moi d’allier des investigations généalogiques à ma passion pour la biographie. Mission dont le  romancier New-yorkais, Paul Auster rappelle la substance même :

« Sauvegarder les histoires, les événements et les documents avant qu’ils ne s’évanouissent et leur donner la forme d’un récit continu, le récit d’une vie… »

Parce je garde un intérêt marqué pour la Seconde Guerre Mondiale et la Shoah, lorsque le temps le permet je travaille sur les fondations d’un roman à forte densité historique. Avec, pour fil rouge, Magda Lupescu, la sulfureuse maitresse de Carol II l’avant dernier roi des Roumains, ce récit à plusieurs voix draine un vaste nombre de personnages cosmopolites ayant existé ou de fiction de temps à autre. Sitôt la prise pouvoir d’Adolf Hitler en 1933, d’exils en tragédies, d’aventures incandescentes en déroutes éperdues, on y traverse quatre décennies de l’Histoire du monde.