L'écriture du temps des cavernes jusqu'à nos jours, de la surprenante narration datée du Paléolithique jusqu'aux auteurs, médias ou polémistes d’aujourd’hui...

Les embuscades de la Langue Française, suite : rubrique en clin d’œil destinée aux auteurs  biographes

Étourdissantes règles de cette langue qui nous appartient et faites pour donner de bons coups de plumeau à nos coups de plume. D’autant que, comme le dit un illustre inconnu, la linguistique remonte aussi haut que la plus haute Antiquité. 30 000 ans doivent séparer les traces rupestres de Lascaux des inscriptions hiéroglyphique attestée des tombeaux d’Egypte. La confondante manière dont l’Homme a pu passer de la narration dessinée de l’art pariétal à celle des signes symboliques, est tout aussi énigmatique que les raisons qui poussèrent d’instinct nos ancêtres ébouriffés du Paléolithique à tracer de grands aurochs sur des parois caverneuses. D’une poursuite d’animal migrateur à un autre, les tribus primitives ne disposant, pour avoir l’air un peu érudits, que des moyens d’expression écrits ou parlés, d’où l’usage du Latin autant que la connaissance exacte de la Philologie fut absente. Ils eurent une sérieuse patte, admettons-le.

Entre bougonnements furtifs et accessoires contondants, l’ordre d’utilisation de ces deux possibilités était donc vital pour se faire comprendre. Un certain sens de la polémique était né. Du cou, la rencontre fortuite d’un ursidé nécessitait alors que les dites manœuvres fusent exploitées avec moult grognements passionnés ne tenant aucun compte du plus petit accord de participe. Là je n’aurais aucun œil critique néanmoins, chacun à sa sémantique et puis on me connait un net penchant pour certains ours des cavernes dont les aïeux d’aïeux remonteraient à quinze, voire vingt cinq millions d’années.

J’ai envie de dire que l’art de la polémique tout ce qu’il y a de passionnel et celui de la guerre ont à faire ensemble puisque issus du terme grec « disposé à la guerre ». Mais si, comme eux, vous avez quelque disposition pour la controverse avec verbes choisis sans écarts grammaticaux à dresser les cheveux sur les têtes, je vous encourage à vous accrocher aux tribunes des meilleurs journaux de débats ouvert aux contributions écrites. C’est de [1]Médiapart dont j’ai envie de parler et afin de signaler en même temps l’excellente possibilité d’accès à leurs archives. Mais contribuer n’est pas aussi l’une des nombreuses façons de poser sa trace sur la toile en tant que raconteur d’histoires de nos tribus ?

Entre mammouths et bisons, puisque la culture et l’agriculture n’allaient pas trouver dans l’immédiat un premier langage commun, la formation d’une langue un peu plus élaborée ne devait se manifester qu’au moment où les peuplades commencèrent à se fixer, puis à peu à peu à cultiver la terre. Comment ne pas se réjouir alors, d’être les héritiers de ces mutations inouïes, de ces parasitages, de ces cocasseries, de cette faculté qui nous a été donnée d’exprimer nos pensées à travers les sons émis par les organes phonateurs. Un jour, plus tard, suivraient le pouvoir des mots liés à nos mémoires les plus anciennes.

 

 (Ces fragments de textes et renvois en bas de pages qui suivent, sont extraits du « Guide des Biographes : les écrivains passeurs de mémoire aujourd’hui » signé par Constance de Béchillon et publié chez BoD Éditeur. Les principaux angles de vue de ce travail se font en regard de la société actuelle et de l’Histoire contemporaine. On se procure cet ouvrage à partir des liens ci-dessous) :

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[1] Médiapart qui a le triomphe plutôt modeste malgré les dossiers cuisants sortis ces dernières années. En regard de l’exigence, le quotidien aux trois éditions d'Edwy Plenel peut se targuer d’être resté en adéquation avec la « radicalité démocratique » voulue depuis son ouverture en mars 2008. Ouverture est le mot : toutes ouvertes sont les portes pour l’entrée au club Médiapart. Participatif et de qualité c’est ainsi qu’il se propose. Le contenant, les contenus, le réseau social d'échanges pour débatteurs toutes pointures, toutes postures entre les dits abonnées et les 25 membres de la rédaction étant accessibles. Sans obligation qu’une bonne plume, qu’une cervelle en état de fonctionner et l’aubôle de 9€ chaque mois. Et libres seront ces abonnés de consulter les archives du journal remontant à 2008, libre sera leur accès à la création d’une tribune à la libre parole. « Seuls nos lecteurs peuvent nous acheter » annoncent-ils. Donc on ne peut acheter aucun membre du comité de rédaction ! Comité dont fait parti Fabrice Arfi qu’on voit partout pour ses fracassantes révélations. Il n’est pas plus monnayable qu’Edwy Plenel et ses malicieuses bacchantes. Mais peut-être pourrez-vous les croiser au 8 du passage Brulon à Paris 01 44 68 99 08.